NOS COUPS DE COEUR

Coup de coeur – Festival de Cannes 2015 : Nahid, un film de Ida Panahandeh

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La rédaction de Bien En Place a eu un vrai coup de coeur, cette année, au Festival de Cannes pour le premier film de Ida Panahandeh, Nahid (Iran, 1 h 42).

Le drame a l’efficacité d’une tragédie classique : « Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de dix ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la loi iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de le céder à son ex-femme à condition qu’elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l’aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme et de mère » (synopsis du film).

Les images dès l’ouverture sont d’une beauté confondante, teintée de mélancolie. On pensera, en particulier, aux plans de l’héroïne, dos à la caméra, contemplant un ciel nuageux sur une plage déserte et grise. L’art de la composition et de la peinture ne sont jamais bien loin, dans un style romantique propre à évoquer Caspar Friedrich, en particulier son Moine au bord de la mer.

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Si l’on compare ce film au chef-d’oeuvre de Asghar Farhadi, A propos d’Elly, qui propose aussi une ambiance aquatique, on sera tenté de dire que là où la mer, chez le réalisateur iranien, est teintée d’angoisse et de mystère, ici elle accompagne une réflexion, plus douce, plus triste aussi mais avec toujours une espérance, tant les vagues, même sur un ciel gris, symbolisent toujours le retour de la vie, dans tous ses aléas, ses hauts et ses bas…

De fait, le film plonge le spectateur dans une tempête intérieure; celle d’une femme, déchirée entre les liens du sang qui l’unissent à son fils, la chair de sa chair, et son désir d’un horizon nouveau aux côtés d’un homme solide comme un roc; homme qui est aux antipodes de son premier mari, un cousin avec lequel elle a été unie trop vite, trop jeune.

Le drame est servi par un jeu d’acteurs remarquable, tant en ce qui concerne les enfants que les adultes, ce qui témoigne de la sensibilité extrême de la réalisatrice. Car loin de n’être qu’une simple contemplation, ce long-métrage, non dépourvu d’un certain humour (on pensera au fameux divan rouge), est traversé de poussées violentes qui en font une fable à la fois intime et sociale.

Présenté en compétition dans la sélection « Un certain regard », le film a remporté le Prix de l’avenir ex aequo ; prix qui lui a été remis par Isabella Rossellini, présidente du jury.

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L’équipe de Bien En Place a eu la chance de pouvoir rencontrer à Cannes l’équipe du film.

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Nous soutenons fort ce premier long-métrage et espérons le voir sortir sur les écrans français et mondiaux dans un avenir proche.

La rédaction de Bien En Place.

Bien en place au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau ce samedi 30 mai à 15 h.

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Ce samedi 30 mai, Jean-Baptiste Chantoiseau donne une conférence, dans le cadre du Festival de l’histoire de l’art à Fontainebleau, dédiée à l’image cinématographique et à ses évolutions des frères Lumières à nos jours.

La conférence aura lieu de 15 h. à 15 h 50 au cinéma l’Ermitage, 6 rue de France, 77 300 Fontainebleau.

Résumé :

http://festivaldelhistoiredelart.com/programmes/lere-du-numerique-ou-la-nouvelle-matiere-de-limage-cinematographique/

Le programme de cette manifestation est d’une très grande richesse : http://festivaldelhistoiredelart.com/

Venez nombreux !

Bien en place au Festival de Cannes 2015 : avant-première du nouveau Woody Allen, Un homme irrationnel, avec Emma Stone et Joaquin Phoenix

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L’équipe de Bien en place est présente pour la 3e année consécutive au Festival de Cannes 2015. De nombreuses chroniques ou des articles vont donc suivre dans les dix jours à venir.

Ce vendredi 15 mai, nous avons assisté à l’avant-première du nouveau film de Woody Allen avec Emma Stone et Joaquin Phoenix dans les rôles principaux.

D’une durée d’une heure trente-six, ce long-métrage est un concentré de l’art de Woody Allen, depuis le générique, à la typographie habituelle, jusqu’à la chute finale et inattendue quelques minutes avant la fin. Le ton est donné dès la séquence d’ouverture: un professeur de philosophie, incarné par Joachim Phoenix, roule à vive allure dans sa décapotable tout en buvant un shot de whisky sous un soleil étincelant. Il se rend sur le nouveau campus où il a été affecté, dans les environs de Providence, sur la côte est américaine. Sa réputation l’a d’ailleurs précédé, comme le montre une suite de plans très brefs, à l’humour grinçant, retraçant tous les commérages sur son compte : séducteur invétéré, en dépression depuis la mort de son meilleur ami, il a été quitté par sa femme et cultiverait un esprit rebelle et fonceur. Du quoi séduire les étudiantes du campus de philosophie, à commencer par une jeune femme rousse, vive et diablement intelligente, incarnée par Emma Stone avec beaucoup de fraîcheur, et qui va entrer, pour le meilleur et pour le pire, dans la vie de celui que tout le monde finira par appeler Abe.

Voulant pendre son spectateur en haleine, Woody Allen enchaîne l’action de manière allègre, sans donner toutefois parfois le temps aux sentiments des personnages de se développer ; d’où des enchaînements très rapides et des « deus ex machina » qui ponctuent la fiction de manière parfois irréaliste. Mais qu’importe ! Derrière ces « deus ex machina » se cache un artiste-orchestre, Woody Allen en l’occurrence !, qui tient toutes les ficelles en main et ne le cache pas, pour son plus grand plaisir et pour le notre aussi tant l’humour – et une certaine frénésie – ressortent de cette fiction dans laquelle on se laisser emporter malgré soi.

Le film, qui n’est pas sans évoquer l’atmosphère d’un Fitzgerald (les discussions intellectuelles, la fête, la vitesse, l’alcool, la côte est américaine…) s’offre aussi comme une parabole sur les excès possibles où entraîne l’exercice de la pensée et le délire qui peut parfois en résulter. Mais nous n’en dirons pas plus cette fiction, pour ne pas gâcher le plaisir de la surprise sur lequel repose le film !

Jean-Baptiste Chantoiseau

« Une femme iranienne » enfin au cinéma en France : courrez-y !

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Grâce à la patience et à l’obstination d’Outplay, le premier long-métrage de l’artiste iranienne Negar Azarbayjani vient de sortir sur les écrans français, ce mercredi 13 mai. Espérons que le chiffre « 13 » porte bonheur à ce film poignant sur la difficile quête identitaire d’une jeune femme, incarnée avec force par Shayesteh Irani, dans l’Iran contemporain. Les paysages sont ici d’une beauté à couper le souffle; renforçant, par un violent effet de contraste, le mal-être de personnages prisonniers des préjugés et des conventions et qui doivent nécessairement se battre avec passion pour tracer leur destin.

Passion : le terme peut aussi s’entendre dans le sens religieux tant c’est à un sacrifice d’elle-même qu’une jeune femme, répondant au doux nom d’Adineh, semble promise par son père qui désire la marier de force. Dans son échappée sauvage et solitaire, elle rencontrera, en chemin, une jeune mère de famille, Irana, qui va être secouée par ce dialogue, inattendu pour elle, qu’elle nouera au fil du temps avec sa nouvelle amie; une amie différente, qu’elle va apprendre à connaître malgré elle tandis que son mari croupi derrière les murs d’une prison. Les échanges vont se faire de plus en plus denses et intimes; à tel point que la version iranienne du titre du film évoque un miroir, posé face à un autre miroir, et qui n’en finirait plus de (se) réfléchir, et vice-versa.

Le film touche par sa justesse, sans ostentation, et les questions qu’il soulève. Déterminée à vivre son identité masculine sans compromis, Adineh réveille chez Irana un courage et une détermination qui lui faisaient défaut. Aller jusqu’au bout des choses, quoi qu’il arrive: telle est l’expérience proposée par ce film dont les rebondissements dramatiques ne gâchent en rien la sobriété d’une ligne de fuite dans laquelle on aimerait, un jour, se glisser à notre tour.

Une femme iranienne, de Negar Azarbayjani, 2015, sorti le 13 mai. Allez-y sans attendre et parlez-en autour de vous.

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L’équipe de Bien en place avec la productrice, Fereshteh Taerpour (à gauche) et la réalisatrice Negar Azarbayjani, lors de l’avant-première du film au cinéma Mk2 – Beaubourg.

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L’univers poétique de Jim Jarmusch à l’université d’Arras, 8 et 9 avril 2015, flashback

THE LIMITS OF CONTROL

Le cinéaste américain Jim Jarmusch a été au centre de débats passionnants à l’université d’Arras, à l’occasion d’un colloque international, les 8 et 9 avril 2015, organisé par Esther Heboyan (EA 4028 Textes & Cultures, université d’Artois). Une vingtaine de conférenciers sont intervenus, dont Geoff Andrew, du British Film Institute, qui a eu l’occasion de s’entretenir, à plusieurs reprises, avec le réalisateur et n’a pas été avare en confidences esthétiques; révélant, par exemple, l’amour profond de Jim Jarmusch pour les chants d’oiseaux, d’où sa méticulosité extrême à peaufiner la bande son de Ghost Dog (1999).

IMG_0244Si la tristesse et la beauté de ce monde semblent inextricablement liées, nous n’en devons pas moins croire en notre imagination, en nos propres pouvoirs afin de vaincre les forces qui prétendent dominer le monde: tel est pour Geoff Andrew, l’un des messages du cinéma de Jim Jarmusch, en particulier dans The Limits of Control. Grâce à la projection d’extraits de films de Melville, Antonioni ou bien encore Ozu, Geoff Andrew parvient à mettre en lumière la singularité de l’univers de Jim Jarmusch dans sa manière de s’inspirer des grands maîtres tout en se distinguant: ainsi, même si on trouve dans son oeuvre un sentiment d’abandon et de mélancolie comme chez Antonioni, Jim Jarmusch, pour sa part, maintient une certaine tendresse pour ses personnages ; d’où l’humour, l’ironie et la poésie touchante de ses films.

La singularité de la narratologie post classique du cinéma de Jim Jarmusch tout comme sa capacité à créer une tension dramatique singulière ont été soulignées lors de la première matinée (Laure Cordonier). L’amour de Jim Jarmusch pour les atmosphères nocturnes (Mirjam Kappes) a donné lieu à des investigations approfondies propres à mettre en lumière des rythmes et un sens de la composition, en particulier dans Mystery Train (1989).

« I have been one acquainted with the night » : c’est sous l’égide poétique de Robert Frost et photographique de Walker Evans (« Corner of Felicity and Orange Streets ») qu’Esther Heboyan a ouvert son exploration de « l’appel du hors champ » dans Down by Law (1986). En décryptant avec acuité le traitement du son et les mouvements des personnages dans une suite de plans a priori anecdotique, elle révèle comment Jim Jarmusch offre au spectateur un pur spectacle sensoriel aux résonances multiples: musique, bruits, dialogues construisent subtilement un espace-temps dans lequel les déplacements des personnages s’inscrivent de manière poétique.

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Les transhumances Europe / USA et leurs conséquences esthétiques et culturelles (Sylvie Blum-Reid), la richesse d’une intertextualité dépassant les simples limites du narratif (Alexander Davis) ou les enjeux d’un discours sur le film inscrit dans le film lui-même (Fatima Chinita) ont donné lieu à des échanges denses, qui se sont poursuivis notamment par une ré-interprétation de The Limits of Control (2009), film délaissé et mal-aimé par la critique et sur lequel sont revenues de nombreuses contributions (Nepomuk Zettl, Viktors Freibergs et Pierre Datry le second jour).

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Avec une approche phénoménologique Chiara Palermo analyse le destin des « anti-héros » qui hantent l’univers jarmuschien tandis que Jean-Baptiste Chantoiseau s’interroge sur les aspects narratifs, esthétiques et identitaires que ne manque pas de soulever la question du personnage dans sa cinématographie. Apparitions, dédoublements, intermittences et moments de latence donnent vie, selon lui, à un univers qui s’intéresse de près aux phénomènes de régressions identitaires; d’où un cinéma qui se distingue du genre fantastique dans lequel il aurait pu verser sans cette quête dont le personnage, par le traitement qui lui est réservé, témoigne. Jean-Baptiste Chantoiseau proposera aux membres de Bien en place une séance en anglais reprenant cette conférence (la date sera annoncée prochainement). 

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Le bouddhisme au service de la métaphore et d’un dénuement narratif (François D. Prudhomme), la postmodernité (Nicolas Guezennec-Fouché), la question de la vision, distincte du regard, et du lien entre  contemplation et signification dans Dead Man et Ghost Dog (Pascal Couté) ont permis de soulever des problématiques primordiales. Les rapports complexes que son cinéma entretient avec de multiples genres (western, horreur, film gothique…) ont amené David Roche à explorer de nombreux motifs plastiques et iconiques; Vincent Piturro proposant pour sa part un questionnement sur la nostalgie et le déclin. Ressuscitant le Lower East Side new yorkais du milieu des années 70 aux années 80, Justin S. Wadlow montre la fertilité intense du contexte plastique, musical et littéraire au sein duquel Jim Jarmusch a fait ses premières armes. Musique, science, pouvoir, cinéma, philosophie: combattre le risque de contrôle totalitariste dans ces différents domaines permet de mieux comprendre, avec Pierre Datry, The Limits of Control (2009). Intéressée par les phénomènes de répétitions et les références propres à l’univers de Jim Jarmusch, Céline Murillo montre comment cadrages verticaux, compositions et mouvements de caméra véhiculent un sens et offrent une ouverture dans la conscience des héros jarmuschiens.

Sad and Beautiful, le cinéma de Jim Jarmusch n’en offre pas moins des moments d’analyses et d’échanges réjouissants, comme ce colloque international l’a une fois de plus prouvé.

La rédaction de Bien en place.

Photographies du colloque : Raphaël Razaghi Chantoiseau

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Prolongation 2015 : reprise tous les jeudis soirs à 20 h. du spectacle de Sarah DORAGHI

Après son succès en 2014, Sarah DORAGHI propose de nouveau son spectacle tous les jeudis à 20 heures au théâtre BO Saint-Martin (Paris 3e, Métro République) ! L’équipe de « Bien En Place » est tombée sous le charme de cette comédienne, elle même si bien à sa place sous les feux de la rampe !

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REPORTAGE
Ce soir d’avril 2014 où nous nous y sommes rendus, le théâtre BO Saint-Martin affichait complet ! Et pour rien au monde nous « n’aurions changé de file » : un one woman show enjoué se tient ici jusqu’à la fin du mois de juin, celui de Sarah DORAGHI ! Pendant plus d’une heure, seule sur scène, la comédienne tient en haleine le public dans un spectacle mené tambour battant. Née en Iran, c’est en 1983, à peine âgée de 10 ans, que Sarah Doraghi arrive à Paris avec sa soeur. Ses parents souhaitent l’éloigner d’un pays ravagé alors par la guerre Iran-Irak. Problèmes de communication, quiproquos, questions répétitives – et souvent désobligeantes – d’interlocuteurs français hantés par des préjugés tenaces : Sarah Doraghi donne vie et forme à de multiples situations dont elle a puisé la sève dans son expérience personnelle.
En dépit des idées reçues à affronter et des déboires traversés, Sarah Doraghi parvient à faire partager son amour pour la France et pour Paris, musique à l’appui, avec une sincérité touchante. D’ailleurs, on ressent toujours une certaine tendresse pour cette galerie de portraits – qu’ils soient français ou iraniens – qu’elle parvient à mettre en scène en jouant avec sa voix et avec son corps; s’aventurant même aussi, non sans plaisir, à des chorégraphies envoûtantes pour symboliser la puissante séduction de la femme « perse » et fière de l’être. Cette affection qui la relie à ses personnages, dont elle sait rendre toute la truculence, évite au spectacle la froideur d’une caricature. De l’enclin de l’âme perse pour l’hyperbole est ainsi souligné la part de jeu qu’il comporte tout comme est mise en lumière la douce folie de certains points de vue ou modes de vie en France.
Avec un peu de distance et de poésie, il est donc possible de montrer toute l’humanité et la beauté que charrient les deux côtés de la balance – iranien et français. C’est pourquoi Sarah Doraghi offre un show dynamique dont on ressort joyeux avec du baume au coeur. Chapeau bas, quand on sait combien les questions d’exil et d’intégration ont leur lot de drame et de douleur. Garder le sens de l’humour n’en devient que plus indispensable pour avancer dans la bonne direction. Celles et ceux qui souhaitent l’emprunter peuvent en tout cas « filer » droit vers le théâtre BO Saint-Martin !
Jean-Baptiste Chantoiseau

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L’équipe de « Bien En Place » avec Sarah Doraghi

*INFORMATIONS
Théâtre BO St Martin
Adresse : 19, Bd St Martin
75003 Paris
Téléphone : 01 42 71 50 00
E-mail : resa@theatrebo.fr

Nouvelle équipe 2015

Suite au Conseil d’administration de fin d’année 2014, de nouvelles têtes ont rejoint l’équipe de BIEN EN PLACE et l’organigramme a évolué (voir la rubrique L’EQUIPE). De quoi aborder 2015 avec enthousiasme et mener de nouveaux projets de front : ateliers, spectacles de théâtre, projections…

Vous pouvez à tout moment nous soumettre vos projets et/ou rejoindre l’équipe en écrivant à assobep@gmail.com

A très vite !

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Projection événement Samedi 7 mars 2015

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« To Light a Candle » provides a powerful account of Iran’s largest religious minority, the Bahá’ís, and their peaceful response to decades of state-sponsored persecution. This 55-minute documentary assembles—from interviews and personal stories and from exclusive archival footage—a compelling case for the Bahá’ís of Iran and against the cruel deprivations and indignities they continue to endure at the hands of a regime deeply infected with the poisons of prejudice, intolerance, and malice.

Following the 1979 Iranian revolution, Bahá’ís have faced systematic persecution including arrests, imprisonment and executions. They are also forbidden from attending or teaching at universities. The film sheds light on the underground Bahá’í Institute for Higher Education (BIHE), which was established in 1987 in response to the persecution.

Watch the trailer here:

The event is taking place in support of the worldwide « Education is Not a Crime » campaign. Further details about the campaign can be found at the following website: www.educationisnotacrime.me

No ticket is required.
Free admission subject to availability.
The film is in Persian with English subtitles

Spectacle de Noël ce samedi 20 décembre : la comédie des mythes. Venez nombreux. Entrée gratuite

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Chers tous,
 
A l’occasion des fêtes de Noël, BIEN EN PLACE vous invite à assister au prochain spectacle de l’association des Prof’s d’Histoire : La Comédie des Mythes grecs.
 
Cette comédie fera découvrir aux enfants et aux plus grands les secrets de la mythologie antique. Un moment d’humour et de convivialité !
 
 
Rendez-vous le Samedi 20 décembre, à 20 heures à L’Archipel / association AURORE
26 BIS rue Saint-Pétersbourg – 75008 Paris
 
METRO ligne 13 : Place de Clichy.
 
Entrée participative au chapeau.
 
Venez nombreux et nombreuses avec vos enfants !