Bien en place au Festival de Cannes 2015 : avant-première du nouveau Woody Allen

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L’équipe de Bien en place est présente pour la 3e année consécutive au Festival de Cannes 2015. De nombreuses chroniques ou des articles vont donc suivre dans les dix jours à venir.

Ce vendredi 15 mai, nous avons assisté à l’avant-première du nouveau film de Woody Allen avec Emma Stone et Joachim Phoenix dans les rôles principaux.

allen

 

D’une durée d’une heure trente-six, ce long-métrage est un concentré de l’art de Woody Allen, depuis le générique, à la typographie habituelle, jusqu’à la chute finale et inattendue quelques minutes avant la fin. Le ton est donné dès la séquence d’ouverture: un professeur de philosophie, incarné par Joachim Phoenix, roule à vive allure dans sa décapotable tout en buvant un shot de whisky sous un soleil étincelant. Il se rend sur le nouveau campus où il a été affecté, dans les environs de Providence, sur la côte est américaine. Sa réputation l’a d’ailleurs précédé, comme le montre une suite de plans très brefs, à l’humour grinçant, retraçant tous les commérages sur son compte : séducteur invétéré, en dépression depuis la mort de son meilleur ami, il a été quitté par sa femme et cultiverait un esprit rebelle et fonceur. Du quoi séduire les étudiantes du campus de philosophie, à commencer par une jeune femme rousse, vive et diablement intelligente, incarnée par Emma Stone avec beaucoup de fraîcheur, et qui va entrer, pour le meilleur et pour le pire, dans la vie de celui que tout le monde finira par appeler Abe.

Voulant pendre son spectateur en haleine, Woody Allen enchaîne l’action de manière allègre, sans donner toutefois parfois le temps aux sentiments des personnages de se développer ; d’où des enchaînements très rapides et des « deus ex machina » qui ponctuent la fiction de manière parfois irréaliste. Mais qu’importe ! Derrière ces « deus ex machina » se cache un artiste-orchestre, Woody Allen en l’occurrence !, qui tient toutes les ficelles en main et ne le cache pas, pour son plus grand plaisir et pour le notre aussi tant l’humour – et une certaine frénésie – ressortent de cette fiction dans laquelle on se laisser emporter malgré soi.

Le film, qui n’est pas sans évoquer l’atmosphère d’un Fitzgerald (les discussions intellectuelles, la fête, la vitesse, l’alcool, la côte est américaine…) s’offre aussi comme une parabole sur les excès possibles où entraîne l’exercice de la pensée et le délire qui peut parfois en résulter. Mais nous n’en dirons pas plus cette fiction, pour ne pas gâcher le plaisir de la surprise sur lequel repose le film !

Jean-Baptiste Chantoiseau

 

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