Bien en place avec Claudia CARDINALE

Dans l’amour comme dans la vie, on a toujours besoin d’une bonne étoile. Le ciel scintillait hier soir pour l’association BIEN EN PLACE grâce à Claudia Cardinale, la mythique actrice italienne aux 130 films et qui n’a rien perdu de sa photogénie depuis ses débuts, en 1955. En ce lundi 25 janvier, nous l’avons rencontrée au vernissage de l’exposition Persona qui vient d’ouvrir au Quai Branly (26 janvier – 13 novembre 2016). C’est peu dire que avons été conquis par le regard, pétillant de vie et d’émotion, d’une grande dame du cinéma mondial.

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Presque étonnée d’être reconnue, elle s’émeut à l’évocation de Sandra/Vague stelle dell’Orsa (1965), une histoire d’inceste entre un frère et une sœur, dépeinte dans une atmosphère poétique où Luchino Visconti multiplie les jeux d’échos entre ses personnages et les sculptures qui hantent le paysage. On se souviendra aussi bien sûr, chez ce même réalisateur, de sa première apparition sur le seuil du salon de réception chez le prince Fabrizio Corbera de Salina (Burt Lancaster) dans Le Guépard (1963), et de sa robe de bal à crinoline. Beaucoup, dit-elle, ne croyaient pas, contrairement à elle, en Burt Lancaster – « ce cowboy » – pour incarner le prince alors que son charisme, tout en force et en finesse, a beaucoup contribué au succès du film. De même confie-t-elle quelques anecdotes sur ses séquences avec Alain Delon (dans le rôle de Tancrède Falconeri), avec, pour certaines d’entre elles, la demande expresse du metteur en scène de « mettre la langue » dans les scènes de baiser – ce qu’ils se refusent à faire, avoue-t-elle. Ou bien encore se souvient-elle, c’était hier encore, de Federico Fellini et de son sens inné de l’improvisation.

Merci à Claudia pour sa lumineuse énergie, douce et vitale, qui inaugure en beauté pour BIEN EN PLACE l’année 2016.

P. S. : Sur le duel entre brunes et blondes dans le cinéma italien, BIEN EN PLACE a participé en 2012 à l’ouvrage collectif Blondes Mythiques. Représentations de la blondeur dans les arts aux éditions du Murmure. Cf. Jean-Baptiste Chantoiseau, « Une troublante clarté. Visages, apparitions et disparitions de blondes dans le cinéma italien (Rossellini, Antonioni, Fellini) », p. 143-163.

 

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2 commentaires

  1. Bravo Maziar et Jean-Baptiste!
    Quelle magnifique rencontre avez-vous fait là…!
    C’est formidable, et l’occasion pour vous de vous faire reconnaître…
    Bien à vous
    Laurence

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