Mois: novembre 2021

Première édition du Salon du Coquelicot avec l’Impératrice Farah Pahlavi et Vanecha Roudbaraki à Chambourcy

Mardi 19 octobre 2021, la première édition du Salon du Coquelicot de Chambourcy, orchestré d’une main de maître par Vanecha Roudbaraki sous l’égide de l’association Iranian Artists, a connu un finissage tout aussi magistral avec la présence de Sa Majesté Royale Farah Pahlavi. L’Impératrice a honoré de sa présence Vanecha Roudbaraki, qu’elle suit et soutient depuis de nombreuses années, ainsi que tous les artistes iraniens représentés à cette exposition riche et créative, avec des oeuvres présentes physiquement mais aussi virtuellement via la technologie NFT. Elle a aussi pu découvrir la richesse du patrimoine de Chambourcy à l’invitation de son maire, Pierre Morange.

Les paysages de Vanecha Roudbaraki ont donné un souffle d’air et de lumière à la salle Hubert Yencesse où le Salon s’est tenu grâce au soutien de la mairie de Chambourcy. Très inspirée par sa pratique quotidienne de la méditation, l’artiste recourt à une touche vibrante qui confère à l’espace une spiritualité et une sensibilité touchante. La matière – montagnes enneigées, prairies herbeuses, fleurs sauvages et ciel lumineux – se retrouve prise dans un même élan grâcieux. La contemplation de ses tableaux procure un sentiment de paix intérieure qui, par les temps troubles que le monde traverse, en vient à constituer un engagement en faveur d’une paix intérieure et, plus généralement, universelle.

C’est dire combien une dimension symbolique existe dans l’univers de cet artiste qui peint, depuis plus de trente ans, avec passion mais aussi avec une certaine foi en la vie. Sous son pinceau, les formes germent, se régénèrent. L’impulsion puissante qui traverse certains pans de ses tableaux est toujours contrebalancée par une absolue maîtrise de son métier et la volonté de rechercher un équilibre; attitude qui pourrait être interprétée comme la recherche d’un mimétisme avec la nature, où tout n’est que changements, décomposition et recomposition à des fins d’harmonies nouvelles. Pour parler à l’esprit, encore faut-il parler aux sens, ce que Vanecha Roudbaraki a parfaitement compris : dans ses créations, la couche picturale est épaisse et généreuse; ses fleurs débordent de vie et de vitalité à tel point que l’on aimerait à « croquer » le tableau, à l’instar de ces critiques artistiques qui, au XVIIIe siècle, affirmaient aimer « fruiter » l’oeuvre et la savourer avec les yeux.

La présence de sa majesté Farah Pahlavi, accompagnée de son conseiller culturel Darius Shafa, à cet événement a représenté une reconnaissance pour Vanecha Roudbaraki ainsi que pour toutes les femmes et les hommes artistes iraniens : Azad Amin, Ehsan nasri, Meysam Ahmadi, Mina Mouhebati, Noushin Bodaghi, Samaneh Liaghat et Vahid Tehranchi, tous les membres de l’association Iranian Artists. Diplômée en architecture, membre de l’Académie des Beaux-Arts, l’Impératrice est, de longue date, une grande défenseuse de la langue persane, des arts et des artistes. Non contente de soutenir l’Orchestre symphonique de Téhéran et l’Opéra, elle créa en 1967 le festival des arts de Chiraz. C’est aussi grâce à elle que les plus grandes oeuvres de l’art contemporain du XXe siècle ont été acquises par son pays. C’est donc en connaisseuse éclairée que Shahbanou Farah Pahlavi a pu admirer portraits photographiques, visages féminins criant en signe de lutte et de résistance, paysages, compositions calligraphiées, espaces mêlant le minéral et l’animal. Ouverte aux nouvelles technologies, l’Impératrice a pu admirer des oeuvres en NFT – non-fungible token : ces créations, existants seulement en format numériques, peuvent être acquises et donnent lieu à un authentique certificat de propriété pour l’acquéreur. Synonyme de dynamisme pour le marché de l’art, en cette période sanitaire complexe, et de circulation des créations, les NFT constituent l’un des futurs possibles pour les artistes ; aussi Chambourcy est-elle à la pointe de l’innovation avec son Salon du Coquelicot.

L’association Bien en place par le biais de son président Raphaël Chantoiseau et de Jean-Baptiste Chantoiseau, élève-conservateur du patrimoine, sont fiers d’avoir pu être associés à cet événement qui a aussi permis de découvrir les savoureuses créations culinaires de la société Persédélices et d’entendre la chanteuse de jazz Eleonore Langelier. Tous nos remerciements à Pierre Morange, maire de Chambourcy, Caroline Doucet, maire-adjointe déléguée à la culture ainsi qu’à tous les artistes, à Vanecha Roudbaraki et bien sûr à son Altesse royale Farah Pahlavi, dont les mots, le sourire et la générosité ont marqué à jamais cette soirée inoubliable, qui donna aussi l’occasion à l’assistance de lui souhaiter un bel et heureux anniversaire.

La rédaction de Bien en place

Présentation du catalogue PICASSO RODIN

Présentation du catalogue d’exposition « Picasso Rodin » dans les bureaux de Gallimard.

Une occasion unique pour revenir sur les biographies de ces deux génies incarnant, plus que tout autre, leur art à une échelle universelle : la sculpture et la peinture. Un sondage, en 1999, pour Le Parisien/CSA, affirme que l’artiste le plus représentatif du XXe siècle pour les Français serait Picasso. En contrepoint, Rodin est probablement le sculpteur qui incarne le mieux la sculpture dans l’imaginaire collectif.

Mais ces deux génies, considérés désormais comme des figures établies, ont tous deux été plutôt décriés de leur vivant, aussi bien par la critique que par le public : ils étaient alors loin de susciter l’unanimité dont ils jouissent aujourd’hui. Du scandale de L’Âge d’airain en 1877 à celui du Palais des Papes à Avignon en 1973, s’écrit une histoire mouvementée faite d’expérimentations, d’audace et de polémiques.

Travailleurs inlassables, amoureux de la matière et de la nature, ils n’ont eu de cesse de jouer avec toutes sortes de composants et de textures, refusant l’académisme tout comme les préjugés de leur temps. Ils sont restés deux artistes résolument vivants et toujours en soif de dépassement.

Le catalogue propose d’entrer, avec beaucoup de textes inédits, d’images et d’annexes originales, dans le laboratoire de la création de Picasso et de Rodin et de redécouvrir les secrets de la genèse de leurs oeuvres à la lumière de ce dialogue inédit : Picasso/Rodin. Inspiration végétale, animale, univers organique, biomorphisme : toutes ces thématiques sont explorées avec le souci de mettre en avant la manière avec laquelle chacun a su se libérer des règles. Goût pour le fragment, la série, la multiplication, l’agrandissement : Rodin a inventé de nouvelles manières de travailler qui ont eu des conséquences déterminantes pour le XXe siècle ; processus que Picasso va amplifier avec la prolixité qu’on lui connaît. Du naturalisme à l’expressionnisme, de Cézanne au cubisme, ils n’hésitent pas à dessiner un chemin dont la liberté est l’étalon.

Ce très beau livre de 368 pages, qui a nécessité près de deux ans, est plus que jamais disponible, à l’approche des fêtes de fin d’année. Découvrez l’exposition événement jusqu’au 2 janvier 2022 au musée Rodin et jusqu’au 6 mars 2022 au musée Picasso. #museerodin #museepicasso #rodin #picasso #exposition #gallimard #beauxlivres #catalogue #livredart #éditeur #conservateursdupatrimoine #jeanbaptiste_chantoiseau #bienenplace

La rédaction de Bien en place